La barrière anti-bruits pour isoler votre havre de paix

Êtes-vous incommodé par le vrombissement d’une grande artère proche de votre habitation, le climatiseur du voisin ou le ronronnement continuel d’une thermopompe ?

D’innombrables sources de bruit pourraient assombrir votre quiétude. Avant de penser à déménager, voici des astuces pour protéger et éliminer la pollution sonore en créant une barrière anti-bruit pour jardin.

Quelques trucs pour aplanir les plus gros irritants

Plutôt que vous casser la tête à essayer de penser à des murs coupe-son, il existe d’autres solutions moins extrêmes et plus abordables.

Le principe est d’entrer en compétition avec la pollution sonore avec un son plus agréable. Un architecte paysagiste vous suggérera de déterminer d’où provient le son et connaître quelle est la direction du vent.

Lorsque vous aurez identifié la source du bruit, vous pourrez sélectionner une panoplie de solutions qui serviront à détourner votre attention du bruit de fond irritant : jets d’eau, fontaines japonaises de bambou (shishi-odoshi), cascades.

Ces éléments attireront des oiseaux qui, à leur tour, créeront du bruit en chantant et piaillant dans votre espace vert. Ces bruits additionnels couvriront la pollution sonore.

Les différentes solutions pour protéger son jardin

Les végétaux peuvent aussi servir de barrière anti-bruit naturelle. Les graminées bruissent sous le vent et leurs mouvements souples distraient agréablement la vue. Les peupliers faux-trembles émettent de jolis bruissements de feuilles.

Si vous disposez de suffisamment d’espace, des bandes successives d’une trentaine de mètres de conifères et de feuillus parviennent admirablement bien à étouffer la pollution sonore et faire également oublier la pollution visuelle.

Si par malheur, vous êtes tombé sur un voisin mal intentionné, qui écoute de la musique à fréquences de décibels plutôt élevées, ce ne seront pas des graminées qui auront raison d’un tel comportement?

La prévention en termes de pollution sonore

Il est possible d’adopter des méthodes discrètes pour isoler son jardin, et cela pourrait inspirer les voisins à vous suivre.

Positionnez la thermopompe dans un emplacement éloigné de la maison, et entourez-la d’une haie de conifères. De plus, installez vos équipements bruyants sous terre.

Modifiez vos habitudes en remplaçant vos appareils bruyants par des outils plus silencieux, comme une tondeuse manuelle, un taille-haie non motorisé, un balai à feuilles au lieu d’un souffleur très bruyant. Si vous n’avez pas le choix d’utiliser de l’équipement bruyant, ne le faites pas le dimanche à 7 heures du matin.

Les autres solutions pour abriter son jardin

Si rien n’y fait, vous pourriez envisager des moyens plus radicaux, comme un mur de briques ou un mur de béton. Toutefois ces solutions sont onéreuses. Les murs anti-bruit, appelés en anglais sound fences, sont également dispendieux.

Les clôtures végétales doubles ? entre lesquelles sont enserrées des panneaux sonores ? consistent en d’excellents coupe-son pour abriter son jardin.

La clôture naturelle consiste en un écran de jardin construit à partir de matériaux renouvelables et naturels respectueux de l’environnement, comme des cannes de bambou, écorces ou de coco, laine minérale. Cela forme une palissade qui clôture un jardin et l’isole du bruit. Des plantes grimpantes peuvent y être intégrées. Celles-ci recouvreront la clôture en quelques mois.

Une autre possibilité à laquelle vous n’avez peut-être pas songé consiste à créer un talus. L’amoncellement de terre et de végétaux est très performant pour couper la pollution sonore. Mais il ne faut pas perdre de vue que cela modifie complètement le drainage d’un terrain et implique des travaux majeurs pour éviter des problèmes de ruissellement et d’infiltration d’eau dans la maison.

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